SUD OUEST Bordeau
2016

LA VOIX DE L AIN Duo la Vuelta
Mars 2016


Claude GOSSELIN Danslesol.fr
24 Aout 2015

Une bataille d’orchestres ?

Étrange idée que cette bataille entre deux orchestres, évènement marquant de la soirée du vendredi 21 Août à la Halle Marcadieu de Tarbes.
Un beau spectacle, car il s’agit avant tout d’un spectacle qui met en scène deux orchestres : Silbando et Roulotte Tango. Deux groupes de musiciens qui ont la même structure orchestrale, un répertoire certainement identique (ou du moins comparable), bref un même public ! L’idée originale des organisateurs du festival est donc de créer un divertissement à partir d’une lutte supposée entre ces deux équipes de joyeux lurons de la musique.

Un concours est lancé pour désigner le meilleur orchestre, et nous assistons donc à une « bataille » entre les deux formations !
La mise en scène est parfaitement réglée, les deux groupes sont face à face sur la scène, les deux chanteurs interviennent en tant qu’animateurs pour présenter la lutte et bien évidemment défendre leur formation de la manière la plus partiale possible, au besoin en critiquant d’une manière outrancière la formation adverse ! Beaucoup d’humour de part et d’autre, c’est du théâtre, avec des jeux de scène, des dialogues entre les musiciens, mais pas seulement verbaux, car les échanges, les répliques ont lieu également via leurs instruments de musique qui sont utilisés d’une manière très fine pour répondre à l’autre, pour montrer sa « supériorité », sa maestria, sa virtuosité !

Le jeu des pianistes est extraordinaire, ils se succèdent à tour de rôle au clavier, se poussent, se bousculent pour jouer un même morceau sans qu’une seule note discordante ne viennent indiquer au public ébahi qu’il s’agit là d’une lutte sans merci pour le titre, très convoité par les deux équipes, de meilleur orchestre de la soirée - ou peut être bien s’agit il de démontrer que l’autre n’est vraiment pas à la hauteur, étant donné l’acharnement de chacun dans cette lutte !

Le public est ravi, les morceaux s’enchaînent, joués par les formations séparément ou bien en même temps, parfois sous une forme de dialogue où les répliques cinglantes sont envoyées à l’autre formation comme dans un échange de tennis ! Parfois un seul orchestre joue pour tenter de montrer sa supériorité pendant que l’autre groupe de musiciens vaque à ses occupations, discute, se promène sur la scène, circule et stationne à côté de son alter ego d’une manière provocante, sans toute fois réussir à le déranger. Les animateurs/chanteurs continuent, de leur verve pleine d’humour, dans l’escalade de la partialité et de la défense de leurs propres intérêts ! Jusqu’où iront-ils ? La lutte reste verbale et musicale. Le talent des deux équipes éclate devant le public conquis.

Vous vous en doutez le résultat final ne verra aucun partage entre les deux formations, à cause d’un stupide incident technique dans le comptage des votes des spectateurs :-) ! Pendant ce temps (pendant le spectacle sur la scène) les danseurs...dansent ! Mais, et c’est là que les avis de satisfaction divergent, ils dansent d’une façon épisodique ! Entre deux scènes jouées sur l’estrade il se passe aussi des choses sur la piste, parfois en accompagnement du spectacle et parfois aussi les spectateurs sont tellement attirés par la bataille qu’ils en oublient de danser !

Cette « battle » est avant tout un spectacle, et ne doit pas être comparée à un concert lambda. Il est possible de danser pendant certains épisodes, mais le grand plaisir se situe dans l’écoute plutôt que dans la danse. Ce soir il fallait laisser un peu tomber son plaisir de danser pour se concentrer sur le jeu de scène. Bravo pour cette belle initiative, nous avons vécu un moment très original et très agréable !

A renouveler.

Par Claude Gosselin « Danslesol.fr »24/08/2015
Pierre Jacques RAYBAUD
2 Aout 2015

LA BATTLE D’ORCHESTRE ROULOTTE CONTRE SILBANDO DU TANGOROOTS JUILLET 2015:
SATURDAY NIGHT FEVER A « EL MONUMENTAL » DEL TANGO.
UN BON PETIT COUP DE SUPERLATIFS POUR DONNER LE TON : TROP BEAU, TROP FORT, TROP
GEANT, UN VRAI FEU D’ARTIFICE, GENIALISSIME.


Travolta lui-même aurait aimé cette fièvre de ce samedi soir. Pour planter le décor, on se serait cru au fameux stade de Buenos Aires « El Monumental ». Ambiance de folie sur la scène et sur la piste, pardon, dans le stade et dans les tribunes. Tension palpable, dès le début entre les Verts, non pas du Mexique mais de la Roulotte, et les Rouges, non pas du Portugal ou de Manchester, mais de Silbando Orquesta Silbando.

Attention, accrochez vos ceintures, voyage au pays du TANGOFOOT. Intimidations des uns, provocs des autres, rodomontades agressives et ludiques de part et d’autres dans une atmosphère détonante. Nous les danseurs, complètement ahuris sur la piste-tribune, étions avides de les voir en découdre. Une vraie pièce de théâtre, agrémentée de fragments de tango. Nous avons eu droit à des variations rythmiques endiablées. Un délice, du point de vue des danseuses et danseurs. Nous sommes allés de surprise en surprise. J’en ai eu mal au nez à la place de Chloé Pfeiffer de Silbando, qui, non contente, d’être une pianiste d’exception comme son homologue Julien Blondel pianiste pétillant et artiste jusqu’à la moëlle, fut le temps d’un soir, un entraineur-chef d’orchestre d’équipe de foot, que dis-je, une actrice remarquable, quand le sieur Blondel tenta de la fracasser, pour rire je vous rassure, sur le clavier de son piano. J’y ai presque cru !

Aucun temps mort dans cette féérie inventive, ce fut exceptionnel. Bien sûr, comme dans tout match de foot, nous avions des présentateurs, le facétieux Sebastian Rossi Sebastian Rossi qui avait l’art de mettre de l’huile sur le feu avec cet éclat de folie que l’on aime tous de lui, et Gaspar Pocai le chanteur incroyable de Roulotte, avec une rivalité pleine d’humour. Comme dans un jeu, où l’on aime transgresser les règles, ils s’en sont donné à cœur joie et nous ont fait parcourir les montagnes russes avec leur applaudimètre et nos registres émotionnels. C’est comme s’ils nous avaient attrapés avec leurs instruments pour nous signifier : « vous voulez du relief ? Et bien en voilà ! » De la dynamite portègne, quelle belle fusion métaphorique que celle du Tangofoot.

Tout çà est la faute de Sylvia, notre grande prêtresse du Tangorootsfestival Paris , elle a mis le feu aux poudre en organisant cette battle, et le couple Roulotte-Silbando a tout fait exploser sur son passage, et nous avec. Absolument tout le monde était sur les fesses, tant notre cocotier émotionnel a été bouleversé par ces joutes musicales originales, scénario bien léché, un final époustouflant avec une « chenille » contagieuse, frénétique et où tous les musiciens semblaient être des lutins bouillonnant de liesse. Le raconter est une chose, le vivre fut une expérience INOUBLIABLE.

Bref, vous l’avez compris, on est sorti de là, devant ce spectacle fulgurant : ENCHANTÉ. UNE RÉUSSITE INIMAGINABLE. AU FAIT, MAIS QUI A GAGNÉ LA BATTLE ?
Pas Roulotte, non ! Pas Silbando, non plus !
MAIS PLUTOT NOTRE PASSION COMMUNE DU TANGO. NOUS AVONS COMMUNIÉ TOUS ENSEMBLE
SUR CETTE GENIALE IDÉE.

Bravo Roulotte, bravo Silbando et bravo Sylvia et toute son équipe. REMARQUABLE ! WAOUH !

Par Pierre-jacques Raybaud le 2/08/2015
Saint Julien de Civry
Septembre 2013


TANGO DANZA Allemagne
Juillet 2013

[...] Muñeca Mecánica est le 4ème CD du collectif, resp. le premier de la Típica Roulotte Tango. Edité en 2012, il est dédié aux danseurs et réunit un répertoire (14 tangos, deux valses et une milonga) choisi dans le magnifique éventail des classiques. S’appuyant sur les arrangements de Di Sarli, Salgan, Troilo, Calo, Pugliese, D'Arienzo, Biagi, Canaro, De Caro et Gorio, la Típica a fait un beau travail de réarrangement et propose une interprétation à la fois très proche de celle des maestros et très personnelle. On retrouve le rythme enjoué et marqué de Francisco Canaro dans "La Milonga de Buenos Aires", la virtuosité et l’élan de D’Arienzo dans "El entrerriano", "Inspiracion", "Nueve de Julio" et "Este es el rey", l’expression mélodique d’Anibal Troilo dans "Toda mi vida", "Sur", "En esta tarde gris" et "Romance de barrio", la densité musicale de Pugliese dans "Zum" et "Mala junta", le romantisme de Di Sarli dans "Fumando espero". Le style personnel de la Típica Roulotte Tango vient notamment du fait que cette formation intègre trois instruments n’existant pas dans un orchestre typique traditionnel – la guitare, l’accordéon et le bandolim, qui apportent des couleurs et des possibilités musicales novatrices. Le bandolim permet de jouer sur des registres mélodiques plus aigus, d'ordinaire réservés au pupitres de bandonéons ou de violons. C’est un plaisir pour l’oreille d’entendre les ornementations mélodiques qu’il permet de réaliser notamment dans "El recodo" d’après Biagi ou sur les réarrangements de D’Arienzo. Il vaut encore la peine de signaler la voix à la fois délicate et profonde du chanteur et bandonéoniste argentin Gaspar Pocai que l’on peut savourer dans 10 thèmes, dont "Que falta que me haces", "Pedacito de cielo" et "Nostalgias". Le nom du CD peut intriguer… J’ai appris par Julien Blondel qu’alors que la Típica travaillait aux morceaux, répétant à l’oreille, c'est-à-dire sans partition, et parfois à partir de plusieurs versions du même morceau, le concept de "boîte à musique" lui était venu à l’esprit. Et comme les danseurs de tango aiment danser et redanser indéfiniment sur les mêmes thèmes, il a pensé qu’une alternative au CD pourrait être une boîte à musique géante, dont les danseurs et les musiciens seraient les "poupées mécaniques". Le génial trailer de promotion de l’album sur YouTube illustre admirablement ce concept et donne une envie irrésistible de danser au son de la Típica live ou sur son CD… Ne résistez pas!
LE REPUBLICAIN Carte blanche au collectif pour le 4e festival Entre-Deux-Mers
Janvier 2013

[...] "Le tango, par-delà sa danse, sa musique et sa culture, est d'abord un langage du corps.… Il se nourrit des tripes pour exploser dans les mains, les pieds, mais à condition d'être au moins deux, en tension, en pression, en câlin. C'est cette image que souhaite donner l'édition 2013 du festival grâce aux musiciens du célèbre collectif Roulotte Tango dont les quatre formations animeront la manifestation", souligne avec enthousiasme Dominique Desbordes, présidente de La Estrellita qui a invité Bernard Lubat à être le parrain du Petit Festival Tango. Et Dominique d'ajouter : "Bernard Lubat a été séduit par cet aspect atypique du tango et par le collectif". Un collectif qui, le vendredi 25 janvier, embarquera sa roulotte sur la route du coteau et fera halte à Monprimblanc, nouvel Eldorado du tango.
TOUT TANGO MAGASINE
Juillet 2012

"Tango de Soie - Tango d'Ailleurs", le 24 mars en collaboration avec le Transbordeur à Lyon : une soirée exceptionnelle et rare pour le tango puisque se sont succédés sur scène pas moins de trois orchestres ! […] Les neufs musiciens de Roulotte Tango ont ensuite fait une entrée fracassante. Un des meilleurs orchestres de bal (pour ne pas dire le meilleur) du moment, a électrifié et surchauffé la salle qui était déjà bondée. […]
LE PROGRES Jeudis des musiques du monde du CMTRA
30 Juillet 2011

Ce festival est l'occasion de rencontrer des gens qui ne sont pas forcément connaisseurs du tango." confie Gaspar Pocai, chanteur, musicien du collectif Roulotte Tango. "C'est l'occasion de partager cette musique avec un autre public que notre public habituel, et de faire découvrir la culture du tango argentin à des personnes qui ne sont pas habituées à ce style musical." [...] Grâce à eux, et jusqu'à une heure du matin, le jardin des Chartreux a vibré au rythme du tango.
LE REPUBLICAIN LORRAIN
16 Novembre 2010

[...] "Nous les avons vus et entendus deux fois, en 2008 et en 2009 au festival d'Avignon. Et à chaque reprise nous avons été subjugués par leur prestance très émotionnelle. Ils jouent avec une grande connivence, qui ne laisse pas le public indifférent. A les entendre, ils sont vraiment dans cette lignée et dans cet esprit du nuevo tango." Ursula Tomassi, directrice de la Grange Théâtre[...]
LA TRIBUNE LE PROGRES Presentation de travail sur Centre Deux
19 Septembre 2010

Un collectif de passionnés unis par le tango
Le collectif Roulotte Tango, composé d'artistes et de techniciens unis par le tango, a passé 15 jours dans la commune pour préparer sa nouvelle création. Il a présenté vendredi, au public du Royal, la première version de leur travail. Ce collectif venu en voisin de St Etienne, a réellement pris ses marques il y a trois ans et compte aujourd'hui à son actif une soixantaine de concerts déclinés, en duo, trio... voire même octuor. Par deux fois, les musiciens ont joué au festival off d'Avignon et sont allés faire connaître leur musique jusqu'en Martinique. Ils se sont fait connaître aussi en participant au festivals de tango de Port-Barcarès, Toulouse et Lyon où ils animent régulièrement des milongas. En juin ils se sont produits à Villerest au Satellit Café et vont participer au festival des Monts du Pilat consacré cette année au Chili et à l'Argentine : le 9 octobre ils seront à Bourg-Argental puis à St-Romain-les-Atheux. Ils ont par ailleurs rejoint le Centre Artistique Latino-américain de St-Etienne (CALASE) qui regroupe des associations en lien avec les arts d'Amérique latine et qui sera inauguré le 25 septembre (entrée gratuite).
Quand Roulotte Tango prend la danse à contre-pied
Par habitude, le collectif tire sa roulotte. Pour le spectacle présenté vendredi, Roulotte Tango pousse un chariot. Mais que fait donc un chariot sur une scène au beau milieu de ce groupe de musiciens ? L'objet arrive un peu comme un cheveu sur la soupe... Pas exactement. Le collectif a choisi de sortir des sentiers battus du tango et de se projeter au quotidien. Le jeu de scène montre du doigt une société de consommation où l'on prend et l'on jette tout facilement, y compris les sentiments. L'homme n'est-il devenu qu'une marionnette ? La danse en est peut-être l'échappatoire, puisqu'à la fin le chariot est poussé si fort qu'il se casse. Thomas Collet, le metteur en scène, compose une partition personnelle reposant sur l'osmose du trio musique-musiciens-danseurs pour donner du rêve. Le tango du collectif baigne dans le répertoire traditionnel du grand Astor Piazzolla et sert de cadre à ce spectacle teinté d'humour où la sensualité du tango, son expressivité ont une résonnance omniprésente. Si le spectacle prend le contrepied du tango, dans tous les cas les 8 musiciens et le couple de danseurs que forment Cécile Boucris et Rolan Van Loor "prennent leur pied".
LA TRIBUNE LE PROGRES Presentation de travail sur Centre Deux
16 Septembre 2010

Roulotte Tango sur scène vendredi
Pas de doute possible : rien qu'à l'évocation de leur nom on sait où le collectif Roulotte Tango nous emmène. On sait qu'on embarque avec eux pour un voyage. Dans l'univers du tango d'abord, mais aussi dans l'univers de musiciens qui ont fait du tango leur credo. Forgeant au fil du temps leur identité. Une identité qui a servi de point de départ au spectacle né durant leur résidence sur Roche. Les musiciens ont en effet posé leurs valise durant quinze jours au Royal pour travailler sur un nouveau projet et faire naître un spectacle où la musique devient reine. Vendredi soir, le public est invité (l'entrée est gratuite) à venir partager le fruit de ce travail. Le collectif est né il y a 8 ans par la rencontre de Rémi et Julien alors étudiants. Leur point commun, le conservatoire de St-Etienne qui a ensuite drainé dans son sillage les autres membres du collectif, devenant un noyau dur il y a quatre ans et se solidifiant encore avec l'arrivée de Gaspar, chanteur et guitariste argentin, il y a 2 ans. Depuis le collectif pousse sa roulotte de concerts en bals, de milongas en festivals, se faisant quelquefois rare dans la région. C'est pourquoi il faut en profiter. Ne pas hésiter à pousser les portes du Royal pour venir les écouter et les voir sur scène. Car il s'agit d'un véritable spectacle mis en scène par Thomas Collet offrant à la fois l'esprit de plaisir dans le tango tel qu'on le connaît, et de l'autre l'innovation dans le tango tel qu'on le méconnaît. On y retrouve bien sûr le tango, qui est leur marque. Mais le tango déborde ici du cadre qui lui est fixé habituellement. A la musicalité du répertoire traditionnel vient se conjuguer un jeu de scène où les huit musiciens et le couple de danseurs entrent dans des histoires qui vont parfois à contre-pieds des clichés véhiculés par le tango.
EST REPUBLICAIN annonce Tango Argentique
15 Janvier 2009

"Tangage" à l'argentine
Ou le monde du tango argentin revisité, demain soir, à l'Auditorium de Lure. Un grenier, une malle, des photos, des lettres et des partitions, le décor est planté. Deux jeunes musiciens plongent dans le passé d'un grand-père installé en Argentine au début du XXe siècle. Au fil de leurs découvertes, les éléments enfouis et rangés au fond de cette malle vont reprendre vie au cours d'un spectacle où chaque élément se transforme en chant de tango. Les partitions se transforment en musique, et les photos reprennent vie, incarnées par un couple de danseurs. L'improvisation, élément essentiel de cette danse se retrouvera alors comme élément fondamental de ce spectacle chorégraphique et musical mais aussi historique. Ainsi, on y comprendra mieux les arcanes de cette danse typique d'Amérique latine où les hommes de la vieille Europe partaient souvent seuls dans l'espoir d'y faire fortune. A cette époque, on comptait jusqu'à sept hommes pour trois femmes dans les rues de Buenos Aires expliquant aussi toutes les évocations de cette fameuse danse faite de séduction, de tendresse et d'étreintes voluptueuses brutalement rompues, de succession d'attirance et de de rejet, de oui et de non.
Pour servir ce spectacle, six musiciens, piano, accordéon, bandonéon, contrebasse, violon et guitare accompagneront les mouvements de ce couple de danseurs surgi du passé. Loin des envolées lyriques des shows à l'américaine, la compagnie propose là un spectacle intimiste recherchant la force d'une multitude d'émotions plutôt que la quête de la performance. Sans être un cours d'histoire consacré à cette expression, "Tango Argentique" permettra toutefois au public d'en cerner davantage les contours tout en donnant du sens à l'émotion.
LA TRIBUNE LE PROGRES annonce Tango Argentique
12 Janvier 2009

Tango, toute une histoire
"Tango Argentique" est un spectacle pour six musiciens et deux danseurs. Rencontre avec Rémi Cortial.
Vous êtes un groupe de tango argentin né dans la région stéphanoise. Quel a été votre parcours ?
Nous avons créé un collectif avec plusieurs projets à l'intérieur. Le collectif se décline d'abord sous la forme d'un orchestre auquel s'ajoute parfois un chanteur argentin, Gaspar Pocai, qui vit à Lyon. Cet orchestre a été formé il y a 6 ans par Julien Blondel, et il anime des bals de tango, que l'on appelle aussi milongas. Nous avons aussi un quintet qui propose un concert instrumental avec des 
compositions de tango nuevo, en particulier celles des musiciens Rodolfo Mederos et Astor Piazzolla. Enfin, et ce sera sous cette forme que nous jouerons samedi soir à la salle Jeanne d'Arc, nous produisons un spectacle créé au festival d'Avignon 2008, "Tango Argentique", en partenariat avec Villanueva Tango d'Avignon.
Le montage du spectacle correspond à la sortie d'un disque...
Nous avons un dernier enregistrement, "Lluvia de Estrellas", réalisé à Paris par Thibaut Guarinos en 2008. Comme le spectacle, cet album est fait de reprises réarrangées. C'est-à-dire, nous reprenons des standards du tango, comme un jazzman peut le faire avec un standard du jazz, et nous y ajoutons des arrangements et une interprétation personnels. Quelques-unes de ces compositions sont d'Astor Piazzolla, qui a fait connaître dans les années 60 le tango en France. Piazzolla faisait un tango très écrit, ce qui nous convenait en tant que musiciens de conservatoire pour commencer notre initiation à cette musique: cela nous a donné envie ensuite d'aller voir ailleurs.
Pourquoi le tango ?
C'est une passion. Le tango est une musique traditionnelle et vivante, et comme toute musique traditionnelle, elle demande à être réinventée, même si la base est assez rigide. Si nous avons étudié différentes traditions orchestrales, nous ne sommes pas des experts, mais des adaptateurs passionnés. Petit à petit, on se rapproche d'un petit orchestre typique de la formation argentine classique : piano, contrebasse, guitare, bandonéon, accordéon, violon, parfois mandoline.
Avez-vous des compositions personnelles ?
Nous n'avons pas de compositions, car le répertoire est tellement immense, le corpus tellement abondant, que nous restons modestes. Nous travaillons sur le réarrangement et l'appropriation des mélodies originales, ce qui est déjà beaucoup, car il faut des années pour connaître et comprendre un style musical comme le tango. Ce n'est d'ailleurs pas le but d'un orchestre de tango de composer. Son objectif est plutôt de jouer pour des danseurs. Un orchestre qui ne fait pas danser, c'est terrible.
LA TRIBUNE LE PROGRES annonce Tango Argentique
9 Janvier 2009

Quand le tango intime et corsé s'invite à la salle Jeanne d'Arc
Samedi soir, c'est une salle Jeanne d'Arc presque comble qui a accueilli le spectacle "Tango Argentique", né de la rencontre entre la compagnie Villanueva Tango et le collectif stéphanois Roulotte Tango. Une pièce chorégraphique et musicale qui a enchanté le dernier festival off d'Avignon. Alliant airs traditionnels et compositions originales de tango nuevo, c'est un combo inspiré au répertoire chaloupé de six musiciens (bandonéon, accordéon, violon, guitare, contrebasse et piano) qui a servi avec maestria l'élégance sensuelle du duo de danseurs Jean-Ronald Tanham et Sofia Saborido.
MIDI LIBRE sortie de Tango Argentique au off a Avignon
30 Juillet 2008

Un mélange des genres pour Tango Argentique
Entre pièce de théâtre et spectacle de danse, "Tango Argentique" mêle les genres. Il y a sur scène deux danseurs et six musiciens qui jouent et dansent avec un plaisir évident, à voir leur visage. Une vieille malle, une lettre, des souvenirs, une photo, pas de la danse pure, mais une mise en scène qui permet de "raconter" la danse et de faire sortir des coulisses un couple d'autrefois ou d'ailleurs. Et on s'y croirait. Lui (Jean-Ronald Tanham), séduisant danseur français aux traits latins, elle (Gabriela Fernandez), belle danseuse argentine, font revivre, le temps de quelques danses, un couple du passé. Les musiciens du collectif Roulotte Tango de Saint-Etienne, au piano, à l'accordéon, à la contrebasse, bandonéon, guitare et violon se prennent au jeu, en investissant parfois la piste de danse. Etonnant que le spectacle soit né en quelques semaines, comme l'assure Jean-Ronald Tanham, puisque les séquences se poursuivent tout naturellement et le public se laisse facilement guider par les rythmes et par la sensualité de cette danse aux corps qui s'entrelacent. Une création pour le festival off par la compagnie de Villeneuve-lès-Avignon "Villanueva Tango", qui séduit autant un public français que d'étrangers, puisqu'elle est presque dépourvue de mots - seule une voix off lit les lettres d'un émigré à sa femme.
LA PROVENCE Les meilleures 100 pieces du festival (Avignon)
20 Juillet 2008

Une malle et à l'intérieur une photo jaunie, une lettre et quelques partitions poussiéreuses... voilà ce que découvrent deux musiciens. Ravis, ils se mettent à déchiffrer le portrait d'un danseur de tango immigré en Argentine. Les premières notes retentissent, suspendues entre souvenir et réalité, songe et nostalgie, dans un grand moment de danse tour à tour effrénée et sensuelle. La musique, ici, redonne vie aux êtres du passé, et c'est un véritable orchestre qui se joint aux deux jeunes musiciens ébahis, entraînant à sa suite un couple de danseurs sorti de l'oubli. Un couple campé par Gabriela Fernandez et l'avignonnais Jean-Ronald Tanham, dont la compagnie "Villanueva Tango" est habituée au succès dans le Off. Le spectacle bascule alors dans la magie des corps qui évoluent dans une grande fluidité. Seul regret : que ce moment-là se termine trop vite...
LIBERATION illustration Tango Argentique
4 Juillet 2008

[...] Finir la soirée au théâtre Golovine dans l'ambiance polar du "Tango Argentique". Il y a une histoire dedans que vous n'êtes pas obligé de suivre d'ailleurs il n'y a pas de texte. 2 danseurs, 7 musiciens, les voici :

LE DAUPHINE LIBERE semaine du tango a Chamonix
10 Juin 2008

La coupole de la MJC de Chamonix était en effervescence ce samedi soir pour accueillir une milonga (un bal tango). [...] Une apothéose pour cette semaine du tango qui s'est révélée un véritable succès. Le tango s'est décliné sous toutes ses formes : [...] et animations par la formation musicale "Roulotte Tango". Ce groupe, venu non pas de Buenos Aires mais de Saint-Etienne et formé de jeunes musiciens, a envoûté le public par sa virtuosité et son originalité en jouant notamment de nombreux morceaux d'Astor Piazzolla, célèbre bandonéoniste et compositeur argentin. [...]
LA TRIBUNE LE PROGRES Concert au chateau Essalois
5 Juillet 2007

Un hommage à Astor Piazzolla
De grands moments de plaisir avec la jeune formation "Roulotte Tango" invitée dans le cadre de l'été musical dans le château d'Essalois. Dans le cadre de l'été musical, initié par le conseil général, il revenait une fois encore à la MJC des Tilleuls de Saint-Étienne [...] de proposer au public une soirée musicale avec "Roulotte tango". Vendredi, dans le cadre prestigieux du site d'Essalois, la jeune formation dirigée par le pianiste et arrangeur Julien Blondel a offert une prestation d'une rare qualité. Le groupe a rencontré un accueil enthousiaste et acquis une réputation enviable.
À la rencontre du tango
Il faut bien le reconnaître qu'avec pareil décor, on peut faire des merveilles. Devant une centaine de spectateurs, les murs du château d'Essalois n'ont pas vacillé, ils ont vaillamment résonné avec toute l'émotion du "spleen" argentin. [...] Une volonté d'originalité revisitant un répertoire emprunté aux grands maîtres du tango notamment Juan-José Mosalini et bien entendu, une personnalité incontournable, Astor Piazzolla. Pour Julien Blondel : "Il est évident que notre musique a été influencée par ces grands musiciens. Nous les respectons parce qu'ils ont trouvé un style propre. Mais, quand on crée, il faut avoir son propre style. Sans style, il n'y a pas de musique". Avec beaucoup de talent, avec un programme copieux, au travers d'arrangements subtils, ils ont interprété notamment avec beaucoup de profondeur "Lluvia de Estrellas", "Adios Nonino", "Michelangelo 70", "Contrabajissimo". De grands moments de plaisir ont permis au public d'apprécier au mieux les personnalités et les instruments de chacun. C'est porté par l'ovation des spectateurs que Roulotte Tango avec "Derecho Viejo" et "El Choclo" mettait la touche finale à un remarquable concert. Un bel ensemble de musiciens promis à un avenir prometteur. Le public est reparti ravi dans l'attente de la sortie de leur CD prochainement.
LA TRIBUNE LE PROGRES festival de jazz ethnique au theatre des Penitents de Montbrison
20 Mai 2006

[...] Ce premier festival "Jazz du monde" de l'association Yapadeproblem réunissait trois "bands" aux influences assez éclectiques. "Roulotte Tango", un octuor fait de cordes, d'une clarinette, d'un accordéon débutait la soirée et comme l'indique leur patronyme, le tango argentin était mis sur le devant de la scène parfois mêlé, mâtiné de quelques airs d'Amérique du Sud. De jeunes musiciens, encore un peu trop le nez sur la partition, mais dotés d'un talent indéniable, qui ont mis en valeur toute la beauté et la tristesse de cette danse ou mélodie argentine. On retiendra de beaux duos entre la clarinette et l'accordéon soutenus par les cordes, des airs le plus souvent empruntés au répertoire d'Astor Piazzolla. [...]